

Il est absolument nécessaire que nous connaissions profondément la nature de la chair, de peur que nous ne placions notre confiance en elle. Ainsi l’apôtre Paul lui-même témoignait dans l’Epître aux Philippiens, qu’il ne se confiait pas en la chair dans son ministère (Phil. 3:3).
« Il n’y a rien de sain dans ma chair à cause de ta colère, il n’y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché » (Ps. 38:4). Ce verset correspond exactement à ce que nous lisons dans Romains 7 où Paul fait ce constat: « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair » (Rom. 7:18). Certainement nous serons conduits à la même expérience, à cette conclusion que rien de bon n’habite en nous. Mais c’est pour cela que le Seigneur est aussi mort pour nous à la croix, non seulement pour enlever notre péché, mais aussi pour crucifier notre chair: « Ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié la chair, avec ses passions et ses désirs » (Gal. 5:24). Le vieil homme a été réellement crucifié! Cela ne doit pas rester un enseignement pour nous, sinon nous continuerons à avoir beaucoup de problèmes.
Si nous réalisons ce fait, nous serons gardés à la fois du découragement par rapport à nous-mêmes, et de la pensée que nous sommes quelque chose, quoique nous ne soyons rien, et de nous tromper ainsi nous-mêmes (Gal. 6:3). Sans la croix, nous pouvons être vite accablés et sans force à cause de notre nature déchue, ne voyant plus toutes les richesses de la grâce, ou inversement nous devenons une source de problèmes pour l’Eglise à cause de notre haute opinion de nous-mêmes et de nos capacités.