

Paul vivait pour l'Evangile. Chez nous, personne ne sera mis en prison s'il prêche l'Evangile; alors pourquoi n'avons-nous pas le courage de parler? Qu'est-ce qui nous arrête? Personne ne se saisit de nous, personne ne veut nous lapider... Alors, qu'est-ce qui nous arrête, pourquoi n'osons-nous pas parler? Au pire, on va se moquer de nous. Paul parlait en toute assurance. Où est notre assurance? Nous sommes si peureux! Que devons-nous faire? J'aimerais tous vous encourager, en relation avec Philippiens 1, à prêcher l'Evangile chaque jour. Le meilleur exercice pour vivre Christ, c'est d'annoncer quotidiennement l'Evangile. Pourquoi désirons-nous vivre Christ? En tout premier lieu pour annoncer l'Evangile. Pas seulement à cause de la prédication elle-même, mais afin que quelque chose pousse et qu'un fruit puisse être produit. Quand tu prêches, c'est une bonne occasion de vivre Christ et de le magnifier. Peut-être qu'au début tu es faible et angoissé, mais plus tu parles, plus tu expérimentes comment Christ te fortifie. « Seigneur, je me consacre à toi, sauve-moi de mes craintes. »
La prédication de l'Evangile fait partie de la vie chrétienne normale. Que dit Paul dans Philippiens 1:5? « Au sujet de la part que vous prenez à l'Evangile, depuis le premier jour jusqu'à maintenant ». Paul ne prêchait pas seulement, il amenait aussi tous ceux qui étaient sauvés dans la communion de l'Evangile, c'est-à-dire que les nouveaux convertis prêchaient aussi l'Evangile dès le premier jour! Qu'en est-il de nous? Quand quelqu'un vient à la foi, cela dure parfois des années jusqu'à ce qu'il se fasse baptiser ou qu'il commence à annoncer l'Evangile. Ce n'est pas normal; cela vient du fait que nous n'avons pas appris à vivre Christ en tout temps. Cette parole est-elle trop dure? Non, mais notre niveau est trop bas. Nous devons nous repentir, nous réveiller, vivre Christ et le magnifier devant les incroyants et devant les frères et sœurs dans l'Eglise. Si personne n'est sauvé chez nous, qu'en même temps nous nous critiquons réciproquement, que nous nous disputons et continuons pourtant à donner de bons messages, où peut-on voir Christ parmi nous? Nous n'exprimons que notre moi, nous nous magnifions nous-mêmes et personne ne sera sauvé. Paul se concentrait complètement sur le désir de magnifier Christ, et l'Evangile pouvait avancer, des gens étaient sauvés, et devenaient dès le premier jour des participants à la communion de l'Evangile. Ils avaient tous part à l'œuvre de Paul dans l'Evangile, aussi bien dans la prière que dans le soutien aux ouvriers ou dans l'annonce de l'Evangile. Par sa manière de vivre, Paul leur donnait un bon modèle.
Il faut que l'Evangile soit annoncé. Il est facile d'enseigner la Bible et il y a beaucoup de livres qui peuvent nous aider à la comprendre. Mais à quoi sert tant de connaissance? Demandons-nous donc quand pour la dernière fois quelqu'un a été sauvé parce que nous avons annoncé l'Evangile. C'était peut-être il y a plusieurs années? Voyez Paul: même en prison, des gens ont été sauvés au travers de lui et sont devenus ses frères. Même des soldats et des hauts fonctionnaires ont été sauvés. Si Paul n'était pas allé en prison, ils n'auraient eu aucune chance d'entendre l'Evangile. Tout dépendait de Paul, qui prenait Christ comme sa vie dans chaque situation.
« Je veux que vous sachiez, frères, que ce qui m'est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l'Evangile. En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, nul n'ignore que c'est pour Christ que je suis dans les liens » (v. 12-13). Tout le monde savait pourquoi Paul était en prison; ce n'était pas pour avoir commis un délit, mais parce qu'il avait prêché l'Evangile. Et maintenant, il annonçait joyeusement l'Evangile en prison. Tout le monde le connaissait comme tel. C'est vraiment admirable! Ce qui était possible pour lui doit aussi l'être pour nous. Ne pensez pas que seul Paul puisse expérimenter cela. Non, au contraire, la plupart des frères ont été encouragés par son emprisonnement et ont eu encore plus le courage d'annoncer la Parole de Dieu sans crainte (v. 14).