

Ne disons pas que nous ne devons pas parler de Babylone. Nous devons en parler! Je préférerais ne pas devoir le faire maintenant et pouvoir me concentrer sur les aspects positifs de la Nouvelle Jérusalem, mais il est important d’aborder cette question. Nous devons aujourd’hui déjà apporter à la croix tout ce qui en nous provient de Babylone et par conséquent le brûler, comme le Seigneur nous le montre dans Apocalypse 19:3 : « Et ils dirent une seconde fois: Alléluia!... et sa fumée monte aux siècles des siècles. »
Babylone est une description générale de la religion. Quand le Seigneur vivait sur cette terre, il rencontrait moins de problèmes avec les pécheurs qu’avec la religion de son époque, le judaïsme. Tout à la fin de la Bible, nous voyons le même principe : d’un côté la Nouvelle Jérusalem sainte et glorieuse avec tous ces merveilleux principes spirituels, et de l’autre, en opposition à cela, Babylone. Pourquoi est-ce que le Seigneur nous montre une image si claire à la fin de la Bible ? Parce que c’est nécessaire. Dieu n’a jamais écrit quelque chose de superflu. Si Babylone représentait ici le monde et la politique, alors il serait bel et bien superflu de nous la dépeindre encore une fois, car le monde a déjà été jugé à cette heure. Pourquoi Dieu devrait-il encore mentionner Babylone, la juger et dire à son peuple : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple » (Apoc. 18 :4) ?
Que devrions-nous être d’autre que l’Eglise dans notre ville ? On nous permettrait tout au plus de dire que nous sommes une partie de l’Eglise dans cette ville. Mais alors la question est de savoir où se trouve le reste de l’Eglise. Est-ce que Babylone est l’autre partie ? Les croyants à Babylone sont naturellement nos frères et sœurs, et ils sont les membres du Corps de Christ, mais ils ne sont pas édifiés pratiquement dans l’Eglise. Au temps de l’ancienne alliance aussi, tout le peuple n’est pas revenu de la captivité à Jérusalem, même si l’appel les concernait tous. Seuls ceux dont Dieu avait réveillé l’esprit se sont mis en route pour retourner à Jérusalem, pour y bâtir une maison au Seigneur. Dieu ne force personne à bâtir sa maison, il désire notre collaboration volontaire. Cela devrait être aussi notre attitude envers nos frères et sœurs dans la foi qui ne marchent pas dans ce chemin (Esdras 1:1-5).
Quand nous parlons de Babylone, nous n’entendons pas par là nos frères et sœurs, mais le système plein de divisions et de confusion, qui retient les chrétiens captifs dans beaucoup de dénominations différentes. C’est Babylone, nous devons le dire clairement, mais pas avec une attitude hostile. Nous devons d’abord voir clairement cette vision pour nous-mêmes, et ensuite, par la grâce du Seigneur, montrer la vérité à d’autres frères et sœurs dans des occasions appropriées. Nous n’imposons rien à personne, mais nous devons tous voir clairement ce qu’est Babylone. Si tu n’as pas vu cela, alors tu peux aller partout, le choix est suffisamment grand. Mais si tu as vu la Nouvelle Jérusalem, tu n’as plus le choix. Nous espérons tous que nous serons amenés à maturité, déjà dans cet âge. Priez pour que nous saisissions et reconnaissions tous les principes spirituels durant ces quelques jours et que nous les appliquions dans notre vie de l’Eglise quotidienne.