

Le livre de l’Apocalypse a été rédigé dans la dernière décennie du 1er siècle (env. 94-96 apr. J.-C.), vers la fin du règne de l’empereur Domitien (81-96 apr. J.-C.). La condition des Eglises d’Asie Mineure s’était dégradée par rapport à leur condition au temps du ministère de Paul, dans les années soixante. L’apôtre Jean exerçait son ministère auprès de l’Eglise à Ephèse et dans les assemblées avoisinantes lorsqu’il a été arrêté à cause de la prédication de l’Evangile. Contrairement à la tradition romaine où l’empereur n’était divinisé qu’après sa mort, Domitien exigeait ce culte de son vivant. Parce que l’apôtre Jean refusait de reconnaître Domitien comme « Seigneur et Dieu », il fut exilé sur l’île de Patmos (Apoc. 1 :9).
C’est dans ce contexte, que la « Révélation de Jésus-Christ » a été transmise par son intermédiaire aux croyants des sept Eglises d’Asie Mineure et en fin de compte intégrée aux Saintes Ecritures, pour en être la conclusion. Contrairement à ce que pensent certains, ce n’est pas un livre scellé (Apoc. 22 :10). Il a plutôt été écrit « pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. » Il est adressé aux croyants et en particulier aux « serviteurs » du Seigneur, à ceux qui par amour pour lui le reconnaissent comme leur Maître (Ex. 21 :5-6). Jean lui-même ne se considérait pas comme un grand apôtre, mais comme « son serviteur Jean ». Dans son Evangile, il avait attesté la vie du Seigneur dans son ministère terrestre. Dans l’Apocalypse, il atteste ce qu’il a vu du Seigneur dans sa gloire et dans son règne.