

Peu après ma conversion, je suis allé annoncer l’Evangile dans des villages. Comme j’avais reçu une bonne formation et que je connaissais bien les Ecritures, je pensais que j’avais les compétences requises pour instruire des villageois, qui comprenaient quantité de femmes illettrées. Pourtant, après quelques visites, j’ai découvert que malgré leur illettrisme, ces femmes connaissaient intimement le Seigneur. Moi, je connaissais le Livre qu’elles lisaient avec peine; elles, elles connaissaient Celui dont parlait le Livre. Moi, j’étais imbu de moi-même, elles, elles étaient pleines d’Esprit. A cette époque, je n’avais pas encore pris conscience qu’en dehors de la discipline de la croix, ce que j’avais naturellement ne pouvait qu’empêcher le Saint-Esprit d’œuvrer à sa guise. Comme moi à l’époque, de nombreux chrétiens enseignent aujourd’hui les autres en ne s’appuyant que sur leurs ressources personnelles, bagage totalement naturel ! Mais Dieu soit loué, il se révèle aux petits enfants !