

Nous pensons souvent que tout ce qui touche à la grâce est agréable et nous oublions ainsi le rôle éducateur de la grâce. La grâce nous a été donnée aussi pour nous enseigner à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines. Nous avons besoin de beaucoup de grâce pour cela. Plus tu reçois de grâce, plus tu apprends à renoncer à l’impiété. Nous savons, je pense, ce que sont l’impiété et les convoitises mondaines.
Ainsi la grâce nous éduque aussi. Il s’agit là d’un enseignement pratique qui comporte obligatoirement une part de discipline. Différentes traductions emploient les mots correction, discipline, entraînement. La grâce est là pour faire de nous des fils de Dieu parvenus à maturité. Elle n’est pas là pour que tout se passe toujours bien, mais pour que nous parvenions au but.
Nous avons besoin de beaucoup de grâce pour vivre sobrement et pieusement, et surtout pour comprendre le conseil de Dieu. Nous devons reconnaître dans quel âge nous vivons, et nous avons besoin de la grâce pour cela. Nous devons vivre d’une manière juste devant les hommes et pieuse devant Dieu.
Nous avons également besoin de la grâce pour attendre l’espérance et la manifestation de la gloire du Seigneur (Tite 2 :13). Sans la grâce, tu ne peux pas attendre le retour du Seigneur. Vivre avec la conscience que le Seigneur revient bientôt nous est très salutaire, sinon nous ne renoncerions pas si facilement aux convoitises mondaines, mais nous voudrions profiter encore de choses et d’autres. Je ne prétends évidemment pas que nous devons vivre comme des moines, mais il nous faut adopter une attitude sobre envers toute impiété et toutes convoitises mondaines.
En tant que peuple qui lui appartient, nous sommes aussi zélés pour toute bonne œuvre, c’est-à-dire toute œuvre que le Seigneur veut accomplir à travers nous. Si je dis que j’appartiens au Seigneur, cela veut aussi dire que je lui obéis par sa grâce – si ce n’est pas en toutes choses, du moins de plus en plus – et que j’arrive petit à petit au point de faire avec empressement ce qu’il veut.
L’enseignement de la grâce a aussi pour effet d’affermir, de fortifier, de rendre inébranlables et de perfectionner les saints, après qu’ils auront souffert un peu de temps (1 Pie. 5 :10). Sans souffrances, ce n’est pas possible. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons pas de joie. Il y a aussi de la joie, mais nous devons être équilibrés. Sa grâce nous suffit. Si nous voyons cela et si nous le comprenons, alors nous apprendrons, dans toute situation, à prendre d’abord la grâce avant d’appeler à l’aide. Bien sûr que personne ne veut souffrir. Quand quelque chose arrive, nous demandons immédiatement : « Seigneur, sauve-moi de cette souffrance ! » Il est possible que le Seigneur permette la souffrance, afin que nous prenions la grâce et que nous l’expérimentions. Le Seigneur a dit à Paul que sa grâce suffisait. Et si la grâce nous affermit, nous ne serons plus emportés à tout vent de doctrine.