

Comment obtenir la victoire sur l'offense ? En apprenant à ne pas nourrir nos pensées de sujets d’offenses, en les laissant tomber le plus vite possible ! C’est une attitude de vie qui s’acquiert par l’exercice, qui exige donc un certain effort. Paul a dit qu’il s’efforçait d’avoir une conscience sans reproche. On pourrait comparer cette attitude à un exercice quotidien qui assouplit les muscles ; les premiers jours, l'exercice nous paraît hors de portée. De même, n’étant pas exercés à pardonner et à oublier, la moindre petite chose peut nous blesser. Entraînons-nous à traiter les offenses systématiquement. C’est ainsi que ce qui nous dérangeait hier nous laissera indifférents demain.
Paul disait : « Hommes frères, c'est en toute bonne conscience que je me suis conduit jusqu'à ce jour devant Dieu » (Actes 23 : 1).Voulons-nous oui ou non vivre avec une bonne conscience ? Cela dépend de nous. Nous ne pouvons mener de double vie : une vie à la réunion et une vie à la maison !
Nous vivons dans une société où tout est mensonger ; nous ne pouvons donc pas croire ce qu’on entend ! Certaines fois, nous abordons la Parole de Dieu de la même façon ; or, Dieu n'est pas un menteur ! Tout ce qu’il dit est vrai et il ne peut se renier lui-même. Apprenons à régler les offenses, sinon il y aura des conséquences, il l’a dit !
Dans Matthieu 18, le Seigneur transmet le principe du pardon. « Alors Pierre s'approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu'à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois » (v. 21-22). Suite à cette question, Jésus donna une parabole à ses disciples concernant un homme qui devait beaucoup d'argent à son maître et qui n’avait pas de quoi payer. Emu de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. « Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois » (v. 28), mais il « ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait » (v. 30). Le maître entendit parler de l'attitude de son serviteur, et il lui reprocha sévèrement de ne pas avoir pardonné à son compagnon. « Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? » (v. 32-33). La conclusion de Jésus fut très forte : « Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur » (v. 34-35). Garder de l’amertume contre un frère ou une sœur aura de graves conséquences, et le Seigneur nous traitera sévèrement ! Soyons donc remplis de sa propre compassion et de sa miséricorde, et exerçons-nous à pardonner abondamment les petites offenses que nous expérimentons.