

On nous pose parfois la question suivante : le ministère de la prière, qui est si vital pour le chrétien, doit-il se pratiquer oralement ou est-ce suffisant que nous apportions nos fardeaux à Dieu sans les exprimer verbalement ? Je crois que la réponse est celle-ci : si Dieu nous charge d’un fardeau de prière, il souhaite que celui-ci soit exprimé oralement, qu’il soit mis en mots, qu’il se traduise par des sons audibles, même si ceux-ci ne sont pas nombreux ou ne s’articulent pas en de belles phrases. Nous ne pouvons nous décharger d’un fardeau et nous en libérer sans le mettre en mots. Même notre Seigneur à Gethsémané « a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications ». Il me semble que dans les choses spirituelles, il y a un lien extraordinaire entre la foi et la déclaration. Dieu ne prend pas seulement acte de ce que nous croyons, mais également de ce que nous disons. La femme d’origine syro-phénicienne n’a prononcé qu’une seule phrase mais ce faisant, elle a pu constater une fois de retour chez elle que le démon avait été chassé !