Nous pouvons apprendre beaucoup de notre propre histoire et de nos erreurs. Ne vous méprenez pourtant pas ! Certains disent peut-être : « Si telle ou telle chose nous est advenue, c'est que l'enseignement au sujet du terrain de la localité était faux. » D'autres diront : « Aussi longtemps que nous tenons ferme sur le terrain de la localité, tout est en ordre. » N'en juge pas légèrement ! Ne veux-tu plus que Christ et abandonnes-tu l'Eglise ? Cela ne peut pas fonctionner. Ou au contraire veux-tu t'attacher au terrain de la localité mais non vivre Christ ? Cela ne fonctionnera pas non plus.
« Il a été malade, en effet, et tout près de la mort ; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse » (v. 27). Epaphrodite était gravement malade, il était proche de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui et aussi de Paul, de sorte qu'il n'éprouve pas tristesse sur tristesse. Ici, nous touchons à nouveau le sentiment très profond de Paul dans cette situation. « Je l'ai donc envoyé avec d'autant plus d'empressement, afin que vous vous réjouissiez de le revoir, et que je sois moi-même moins triste » (v. 28). Quel sentiment chaleureux exprime ici cette attitude de Paul ! Sommes-nous capables de ressentir cela ? Avons-nous un tel souci les uns pour les autres ? Ou bien disons-nous : « Je m'occupe de mes propres problèmes, occupe-toi des tiens ? » Paul a envoyé le frère auprès des saints avec d'autant plus d'empressement, pour qu'ils puissent le revoir et se réjouir, et que lui-même ne soit plus autant en souci pour l'Eglise. « Recevez-le donc dans le Seigneur avec une joie entière, et honorez de tels hommes » (v. 29). Si quelqu'un vit Christ en vérité, il est digne d'être honoré. « Car c'est pour l'œuvre de Christ qu'il a été près de la mort, ayant exposé sa vie afin de suppléer à votre absence dans le service que vous me rendiez » (v. 30). La relation entre Paul et l'Eglise était pleine d'amour réciproque et d'attention mutuelle.