« Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; j’ai dit : J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché » (v. 3-5). L’homme déchu trouve très difficile de confesser son iniquité. Il est ou trop orgueilleux ou trop honteux, donc il préfère taire son iniquité. Mais la conscience de l’homme l’accuse et cela lui pèse ; il se sent opprimé et se consume. Cela vaut en particulier pour nous croyants, car par la nouvelle naissance, notre conscience est devenue plus sensible que celle des incroyants.
Malgré notre salut et notre nouvelle naissance, nous ne sommes pas encore parfaits et nous pouvons encore pécher ; mais l’Esprit de Dieu est sans cesse à l’œuvre en nous. Il est donc très important d’apprendre de l’apôtre Jean : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7-9). Jean parle à des croyants ! Nous ne pouvons pas dire que dès maintenant nous ne pourrons plus pécher, car la chair est toujours là. Toutefois, louez le Seigneur, nous avons maintenant le sang de Jésus qui nous purifie, ainsi que le Saint-Esprit !
Il est très bon de confesser et de ne rien passer sous silence. Comme nous l’avons dit auparavant, notre conscience de croyants est bien plus sensible que la conscience d’un incroyant. Notre esprit est opprimé si nous ne confessons pas nos péchés. Il nous faut venir à notre Père et lui dire : « Père, pardonne-moi. Je me repens et je te confesse mon péché. » Dieu est fidèle à sa parole et juste, non seulement pour nous pardonner, mais aussi pour nous purifier entièrement. S’il ne nous pardonnait pas, ce ne serait pas juste, car son Fils Jésus-Christ a déjà payé toutes nos dettes à la croix. David a déjà vu cette grâce il y a bien longtemps.
« Qu’ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront nullement. Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance » (v. 6-7). Nos péchés sont pardonnés, nous sommes purifiés et nous avons de plus été transférés en Christ. Voilà pourquoi nous ne devons plus pécher. Parce que nous sommes faibles, le Seigneur a aussi préparé un asile pour nous : LUI-MÊME est notre asile ! Sur cette terre et dans notre vie, il y a tant de tentations et de problèmes, comme de grandes eaux, l’influence de la puissance des ténèbres ! Mais le Psalmiste dit : « Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. » Nous avons non seulement le pardon, nous sommes non seulement purifiés, mais nous avons aussi été transférés en Christ par le baptême (Col. 1:13) et notre vie est cachée avec Christ en Dieu (Col. 3:3). Les croyants sont aujourd’hui EN CHRIST. David aussi l’avait déjà découvert en disant : « Seigneur, tu es un asile pour moi ! » Par le baptême, tu as été transféré en Christ, et « en Christ » signifie également « dans son corps » (1 Cor. 12:13), dans l’Eglise ! L’Eglise est un tel asile pour nous ! Le salut que Dieu a préparé est parfait ! Si nous demeurons en Christ et dans son Eglise, l’ennemi, Satan, ne pourra nous faire aucun mal avec ses grandes eaux. Nous pourrons même chanter et louer.
Mais est-ce que cela s’arrête là ? Il nous faut dire : non, ce n’est pas tout, il y a encore plus dans le Psaume 32.